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Le Centre antipoison du Québec (CAPQ) tire la sonnette d’alarme. Face à l’augmentation constante des cas d’intoxication liés à la diphénhydramine, plus connue sous le nom de Benadryl, une nouvelle réglementation est à l’étude. Le projet vise à restreindre l’accès à ce médicament en le déplaçant derrière le comptoir des officines.
Les chiffres sont préoccupants : le nombre d’incidents signalés est passé de 549 en 2021 à 603 en 2024. Ces cas incluent des erreurs de dosage, des usages détournés, voire des gestes volontaires parfois fatals. La directrice médicale du CAPQ, la docteure Maude St-Onge, s’inquiète notamment de l’engouement des jeunes pour des défis dangereux circulant sur les réseaux sociaux, mettant leur santé cardiaque et neurologique en péril.
Une consultation publique de 45 jours a été lancée fin juin afin de faire passer ces produits de l’annexe III à l’annexe II. Concrètement, cela obligerait les clients à demander conseil à un pharmacien avant tout achat. Des alternatives thérapeutiques, jugées moins risquées comme le Claritin ou le Réactine, sont d’ores et déjà recommandées par les professionnels pour traiter les allergies sans les effets secondaires du Benadryl.
Cette mesure de santé publique, appuyée par le coroner, cherche à limiter les risques sans pour autant bloquer l’accès aux soins pour ceux qui en ont réellement besoin. L’intervention directe du pharmacien est jugée essentielle pour encadrer la distribution de cette substance.
Écrit par: Seb Debollivier
todayjuillet 29, 2026 1 16
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