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La transparence l’emporte. La Cour supérieure a rejeté la requête de la famille de Stéphane Roy, qui tentait de maintenir confidentiels les résultats des analyses toxicologiques effectuées sur le corps de l’ancien dirigeant de Savoura. Ce dernier avait péri dans un écrasement d’hélicoptère en 2019, au nord du parc du Mont-Tremblant.
La succession souhaitait éviter la divulgation de traces de stupéfiants, notamment de la MDMA, des méthamphétamines et du cannabis, retrouvées dans l’urine du défunt. Le juge Luc Morin a estimé que cette publication, bien que douloureuse pour les proches, ne dépassait pas le seuil d’un simple embarras et ne justifiait pas une entorse au principe de publicité des débats judiciaires.
Cette bataille juridique s’inscrit dans un dossier beaucoup plus vaste. La famille de l’ex-PDG réclame 50 millions de dollars au constructeur Robinson Helicopter Company, pointant du doigt un défaut de fabrication. De son côté, le fabricant se défend en évoquant un entretien négligé et une erreur de pilotage, s’appuyant précisément sur ces résultats toxicologiques pour étayer sa version des faits.
Le magistrat a balayé les arguments de la famille qui craignait une stigmatisation injustifiée. Il a souligné qu’aucune preuve ne permettait d’établir une dépendance chronique chez le pilote, et qu’une personne raisonnable ne saurait conclure à une toxicomanie sur la base de ces seules traces retrouvées après le crash.
Écrit par: Seb Debollivier
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