play_arrow
Seven Radio Montérégie Montérégie, QC
play_arrow
Seven Radio Québec City Québec City, QC
play_arrow
Seven Montréal
Depuis la mi-septembre, le mouvement de protestation des lycéens a pris une ampleur nationale. De nombreuses villes, dont Marseille et Strasbourg, voient leurs accès aux lycées entravés par des barricades de fortune. À Paris, dans le 20e arrondissement, des élèves du lycée Hélène-Boucher ont notamment utilisé des vélos et des conteneurs à déchets pour bloquer les entrées, forçant la fermeture de l’établissement.
La situation devient critique sur le plan sécuritaire. Le ministère de l’Intérieur fait état de centaines de blessés parmi les forces de l’ordre, tandis que les syndicats enseignants et les familles dénoncent une répression policière jugée brutale. Un adolescent de 15 ans a notamment été gravement blessé lundi, perdant une main lors d’une intervention impliquant une grenade lacrymogène.
Le bilan humain et matériel s’alourdit après plus de deux semaines de mobilisation. Plus de 6 000 interpellations, concernant majoritairement des mineurs, ont été enregistrées par les autorités. Face aux débordements, plusieurs lycées ont dû fermer leurs portes par mesure de précaution pour éviter les heurts directs entre manifestants et unités anti-émeutes.
Si le gouvernement justifie le recours à la force par la transformation de certains rassemblements en émeutes, la grogne sociale ne faiblit pas. Les jeunes manifestants, inquiets pour leur avenir scolaire, trouvent un soutien croissant auprès d’une partie du corps enseignant et des parents, alors que le climat politique national reste sous tension.
Écrit par: Seb Debollivier
© 2026 Seven Radio Montréal